Pour ce récital exceptionnel à la Salle Pleyul, elle propose un programme à son image : contrasté, libre et intensément poétique.
Programme :
– Robert Schumann – Fantaisie en ut majeur, op. 17
– Frédéric Chopin – Polonaises op. 26 n°1 et n°2
– Béla Bartók – Suite op. 14
– Astor Piazzolla – Trois pièces pour piano (arrangements inédits)
Une soirée en apesanteur, portée par la virtuosité sensible d’une artiste dont chaque apparition est un événement.
Martha Argerich
Elle naît le 5 juin 1941 à Buenos Aires, dans une famille de la classe moyenne, plutôt mélomane.
Ses dons pour la musique sont remarqués dès l'âge de deux ans et demi. Elle est alors capable de reproduire au piano les partitions qu'étudie son frère, ou rejoue immédiatement sur un piano un air qu'elle a entendu chanter. Elle a la capacité, enfant, de jouer les octaves comme de simples notes (Eugene List). Pour son père, ce talent doit mûrir naturellement. Ce n'est pas l'avis de sa mère, qui se met dès lors à la recherche d'un professeur.
À l'âge de cinq ans, et contre son gré (la petite Martha voulait être médecin), elle est présentée par sa mère à Vincenzo Scaramuzza, qui lui donne ses premières leçons de piano et favorise le développement de sa sensibilité et de son lyrisme naturels.
En 1949, à l'âge de huit ans, elle joue en concert le Concerto pour piano no 1 en do majeur op. 15 de Beethoven, le Concerto pour piano no 20 en ré mineur K. 466 de Mozart, ainsi que la Suite française no 5 en sol majeur BWV 816 de Bach.
À l'âge de onze ans, elle est dirigée dans un de ses premiers concerts par Washington Castro (es) dans le concerto pour piano de Schumann au Teatro Colón.
En 1955, la famille Argerich émigre en Europe Grâce à une bourse octroyée par l'État argentin (à l'époque dirigé par Juan Perón), Martha Argerich étudie avec de nombreux grands maîtres à Londres, Vienne, de même qu'en Suisse : Bruno Seidlhofer, Friedrich Gulda, Nikita Magaloff, Madeleine Lipatti. Elle complète sa formation auprès d'autres grands noms : Arturo Benedetti Michelangeli, Stefan Askenase et Abbey Simon. Elle confie : « De tous mes professeurs, Gulda a été celui qui m'a le plus aidée. Ses explications étaient claires, il me critiquait réellement. »